Les chiffres

Les chiffres
Laissons parler les chiffres ! Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70 % des plantes sont actuellement menacés d'exctinction. Ce triste constat a été publié par l'Union mondiale pour la nature (UICN).
Au total, 16.306 espèces animales et végétales (sur 41.415 mises sous surveillance) risquent de disparaître rapidement. Il faut préciser que 785 espèces ont déjà totalement disparu et que 65 survivent en captivité ou à l'état domestique. Des chiffres navrants et la liste s'allonge !


Chez les mammifères, un tiers des singes (le gorille des plaines, l'orang-outang de Sumatra et de Bornéo) file un mauvais coton en raison de la destruction des forêts tropicales, du commerce d'animaux et de la chasse. L'inquiétude pèse aussi sur les deux tiers de 95 espèces d'antilopes et pour six des huit espèces d'ours. L'ours polaire risque de disparaître à cause de la fonte de la banquise arctique.

Les espèces sous-marines ne sont guère mieux loties. Les coraux disparaissent sous l'effet du réchauffement climatique et d'El Nino, un courant chaud de l'océan Pacifique. Plusieurs races de requins et de raies de méditerranée sont en danger en raison de la pêche abusive et des prises accidentelles. Le requin-taupe bleu et le requin-taupe commun sont notamment recherchés pour leurs ailerons. Plus d'un poisson sur trois vivant dans des fleuves et des rivières est menacé d'extinction alors que douze espèces sont déjà éteintes.

"Fais comme l'oiseau, ça vit d'air pur et d'eau fraîche un oiseau, d'un peu de chasse et de pêche, un oiseau...". Les paroles de cette chanson, interprétée par Michel Fugain, font désormais parties du passé puisque 1.217 oiseaux dont le vautour à tête rouge, le vautour égyptien d'Afrique figurent parmi les espèces menacées.

Pour terminer ce constat affligeant, les plantes ne sont pas épargnées car près de 8.500 variétés sont en danger comme l'abricot sauvage d'Asie centrale.

Actuellement une conférence de l'ONU se tient à Bonn sur la destruction des ressources animales et végétales. Il est temps d'agir !!!

# Posted on Thursday, 03 July 2008 at 9:36 AM

Orangs-Outans

Orangs-Outans
Les orangs-outans sont des singes arboricoles stricts des forêts de Sumatra et de Bornéo. Leur nom signifie "hommes des forêts".

Deuxième des primates par la taille après les gorilles avec une hauteur de 1.20 à 1.50, les orangs-outans sont des singes lourds, au pelage hirsute brun rougeâtre. Leurs bras sont particulièrement développés et atteignent le sol quand ils se tiennent debout. Les femelles sont beaucoup plus petites que les mâles dont la face est encadrée d'excroissances adipeuses. Ils peuvent vivre seuls, en couples ou en groupes familiaux. Leur démarche est quadrupède mais ce sont de bons grimpeurs.

Frugivores, ils consomment aussi des feuilles, des graines et des oeufs d'oiseaux. Après 9 mois de gestation, les femelles mettent bas un seul petit, qu'elles allaitent 6 mois et qu'elles transportent agrippé à leur fourrure.

L'orang-outan passe la majorité de son temps à se nourrir de fruits et à se reposer. Chez les adultes, la vie sociale est très réduite.

Même s'il utilise la « brachiation, technique qui consiste à se balancer d'un bras sur l'autre, l'orang-outan se sert de ses quatre membres pour s'assurer de ses appuis. Il ne saute jamais d'une branche à l'autre comme les autres primates. Etant donné son poids, une chute lui serait fatale.

Ces primates arboricoles aux longs poils roux, qui vivent sur les îles de Sumatra et Bornéo, pourraient bientôt disparaître de notre planète si les hommes continuent de « tuer » les forêts indonésiennes et de braconner.

Suite à une déforestation accrue, 50 000 orangs-outans ont disparu au cours des trente dernières années.
A ce jour, il n'en resterait plus de 55.000 à Bornéo et 6.700 à Sumatra.

Les orangs-outans ne doivent aujourd'hui leur survie qu'au fait d'être protégés et élevés dans les zoos.

# Posted on Thursday, 03 July 2008 at 9:44 AM

Edited on Monday, 07 July 2008 at 6:25 AM

Pandas

Pandas
Nom scientifique : Ailuropoda melanoleuca
Taille : 1,50 m
Poids : 160 kg
Alimentation : feuilles, fruits, pousses de bambou, jusqu'à 30 kg/jour ; petits rongeurs
Espérance de vie : 20 ans
Répartition géographique : Il ne vit que dans le centre de la Chine, des régions montagneuses recouvertes de forêts d'altitude, comme le Sichuan et le Tibet, entre 1800 et 3400 mètres.

Le panda géant a six doigts ! Ses cinq doigts "normaux" sont alignés les uns à côté des autres, et le sixième, qui est en fait un os du poignet très allongé, occupe la même place que notre pouce. Sans ce sixième doigt, ce serait très difficile pour lui de cueillir les tiges de bambou.

Le panda fait partie de la famille des ursidés. Il est le seul membre d'une sous-espèce d'ours, cette sous-espèce est appelée Ailuropodinée. Elle est apparue il y a 20 millions d'années. Le panda rouge ou petit panda fait partie de la famille des Procyonidés.

En Chine il est appelé de 5 manières diférentes :
- chat-ours
- ours blanc
- ours tache
- ours moine
- panda

Le nom scientifique du panda est Ailuropoda melanoleuca , celui du panda rouge est Ailurus fulgens .

L'Europe a commencé à s'intéresser au panda vers 1869. Le père David est le premier européen à avoir vu un panda, il écrit et décrit le panda dans son journal. En 1934 Williams Harvest Harkness Jr. fit des préparatifs pour ramener au zoo du Bronx un panda vivant mais son expédition fut un échec. En revanche sa femme Ruth Harkness réussit. Et le jeune panda fut appelé Su Lin, ce qui veut dire : un soupçon de quelque chose de très mignon.

Le panda mesure de 1,20 m. à 1.50 m. et il peut peser jusqu'à 180 kg. Mais sa taille moyenne est de 1,50 m et son poids moyen de 90 kg. La nourriture du panda est constitué à 95% de bambou. Etrangement les crottes de panda sentent bon car seulement 17% du bambou mangé par le panda est digéré. Le panda produit 11 sons différents. Son territoire mesure de 4 à 6,5 km². L'été le panda vit à 3000 m. d'altitude, l'hiver à 2000 m.

Le panda est une espèce protégée depuis 1949. Bien qu'il soit protégé il est toujours menacé par la déforestation. Il n'y a plus que 1000 pandas à l'état sauvage, ils vivent dans les forêts de Chine. La réserve du Wolong est la plus grande, la plus adaptée et la plus célèbre des réserves de panda. Le Panda est l'emblème de la WWF (World Wildlife Found).

Menaces
Environ 1.600 pandas vivent encore en pleine nature. Leur habitat se réduit sans cesse, car de plus en plus d'hommes abattent les forêts pour avoir du bois et pour y faire de l'agriculture, et il reste donc de moins en moins de bambous. De plus, les pandas géants sont parfois tués pour leur magnifique pelage ou bien meurent dans des pièges qui ont été placés pour attraper d'autres animaux.

Le bambou lui-même représente un problème pour la survie des pandas géants. Une fois que le bambou fleurit - tous les 10 à 100 ans - il meurt, et il faut bien compter dix ans avant que de nouvelles pousses aient une taille suffisante pour servir de nourriture.
Parfois, des forêts entières de bambous disparaissent ainsi et le panda n'a plus de quoi se nourrir.

# Posted on Thursday, 03 July 2008 at 9:48 AM

Edited on Monday, 07 July 2008 at 6:26 AM

L'ours polaire

L'ours polaire
Parmi les huit espèces d'ours vivant à l'heure actuelle, c'est l'ours polaire le plus grand, le plus lourd et le plus puissant. C'est aussi lui qui vit le plus au nord, et qui supporte les températures les plus basses.

L'ours polaire (ou ours blanc) possède une excellente protection contre le froid : son épais pelage ne laisse pas passer l'eau, et l'épaisse couche de graisse qui se trouve sous la peau lui permet de résister à des froideurs extrêmes. C'est également grâce à cette importante couche de graisse que les ours polaires peuvent passer de longues périodes sans manger. C'est ainsi que lorsqu'ils se cachent dans leur tanière pour échapper aux froids les plus intenses de l'hiver, ils peuvent rester des mois sans manger.

Les phoques sont les proies préférées des ours polaires. Lorsqu'il y a suffisamment de phoques, les ours se contentent de consommer la graisse de ceux qu'ils ont chassés, abandonnant le reste. Plus c'est gras, plus c'est meilleur, quoi ! L'ours polaire est un chasseur expérimenté, qui se déplace rapidement aussi bien sur la terre ferme que dans l'eau. Son odorat très fin l'aide à trouver ses proies : il lui permet de repérer un animal à des kilomètres de distance, et même de localiser des phoques cachés dans des tanières sous la glace.

Les femelles ont des bébés tous les trois ans. Les petits (un ou deux en général) viennent au monde pendant que la mère s'est retranchée dans sa tanière pour hiverner : ils ne la réveillent pas, se contentant de se nourrir du riche lait maternel en tétant pendant plusieurs semaines. La mère ne les emmène hors de la tanière que lorsqu'ils sont âgés de trois à quatre mois : c'est à ce moment seulement qu'ils découvrent à quoi ressemble le monde qui les entoure. Les jeunes restent longtemps auprès de leur mère. C'est elle qui leur apprend tout ce qu'un jeune ours polaire doit savoir pour se débrouiller dans la vie : la chasse, le choix d'une tanière convenable, etc. Ils ne se séparent définitivement de la mère qu'à l'âge de trois ans.

L'ours polaire est en effet menacé par le réchauffement du climat de la Terre. Nous produisons de plus en plus de gaz qui réchauffent l'atmosphère terrestre (gaz provenant notamment de la combustion du mazout pour le chauffage de nos maisons, ou de l'échappement de nos voitures) : le climat se modifie donc, ce qui a notamment pour effet de faire fondre les glaces des pôles.

La pollution joue également des mauvais tours aux ours polaires. Les matières toxiques que nous répandons dans la mer sont consommées par les petits organismes marins : ceux-ci sont à leur tour consommés par les poissons, qui sont eux attrapés par les phoques, ces derniers étant la proie des ours. C'est ainsi que les ours emmagasinent les poisons qui se sont accumulés dans l'organisme des différents animaux qui composent ce que l'on appelle la pyramide alimentaire.

# Posted on Thursday, 03 July 2008 at 9:51 AM

Edited on Monday, 07 July 2008 at 6:27 AM

La tortue grecque

La tortue grecque
Nom scientifique : Testudo graeca
Taille : les adultes mesurent jusqu'à 25 cm
Poids : les plus grosses tortues grecques peuvent atteindre jusqu'à 4 kg
Longévité : comme beaucoup de tortues, la tortue grecque peut vivre longtemps : on parle d'une tortue ayant vécu 102 ans en captivité !
Alimentation : la tortue grecque ne mange que des plantes
Répartition géographique : la tortue grecque ne vit qu'en Afrique du Nord et dans le sud de l'Espagne.

On peut reconnaître la tortue grecque de la tortue d'Herman (une autre espèce qui lui ressemble fort) grâce au fait qu'elle possède un éperon à l'arrière de chacune des cuisses postérieures.

Les tortues sont des animaux qui aiment la chaleur, et la tortue grecque ne fait pas exception. Elle se sent vraiment bien lorsque la température se situe entre 25 et 30° C. Mais cela ne veut pas dire qu'elle peut rester en plein soleil : elle est souvent active en début et en fin de journée, se cachant à l'ombre durant les heures les plus chaudes. Et lorsqu'il fait vraiment trop chaud, comme cela est le cas en été dans les pays d'Afrique du Nord, elle se cache sous la terre ou sous des pierres pour « estiver » (s'endormir profondément) pendant des semaines d'affilée.

Menaces
De nombreuses menaces mettent en danger la survie de la tortue grecque. Les incendies de forêt peuvent causer de véritables ravages. Les méthodes modernes d'agriculture ne facilitent pas la vie aux tortues, et le développement des routes et de la circulation multiplie le nombre d'individus écrasés par les véhicules. Le ramassage de tortues dans la nature pour alimenter le commerce est une des menaces les plus directes : dans les années 1960 et 1970, jusqu'à un million de ces animaux étaient capturés chaque année dans les pays d'Afrique du Nord ! Aujourd'hui, ce commerce est interdit dans les pays de l'Union européenne, mais il n'a pas disparu dans les pays d'Afrique du Nord : des dizaines de milliers de tortues grecques sont encore vendues aux touristes chaque année, ce qui met gravement en danger ces animaux dans les zones les plus fréquentées par les vacanciers.

# Posted on Thursday, 03 July 2008 at 9:54 AM

Edited on Monday, 07 July 2008 at 6:27 AM